« Les Intranquilles » : Damien Bonnard et Leïla Bekhti, tendus mais plus tendres que prévu
Les couples dans tous leurs états, c’est la spécialité de Joachim Lafosse. Les Intranquilles, en compétition à Festival de Cannes et présenté à Angoulême, prend brillamment la suite de L’économie du couple (2016) et A perdre la raison (2012). Le cinéaste belge met cette fois en scène une famille dont le père, artiste peintre, est atteint de troubles maniacodépressifs.
« J’ai voulu que mon film soit nimbé de tendresse », insiste le réalisateur auprès de 20 Minutes. Ce sont les rapports entre ce couple et ceux qu’ils entretiennent avec leur jeune fils qui m’intéressaient. » Joachim Lafosse sait de quoi il parle : il s’est inspiré de son propre père, photographe, pour écrire celui qu’incarne Damien Bonnard (vu dans Les Misérables de Ladj Ly) face à Leïla Bekhti en épouse souvent patiente, mais parfois débordée…
Une histoire d’amour
Les Intranquilles évoqués dans le titre du film ne sont pas seulement les malades mais aussi leurs proches vivant dans l’angoisse d’une crise due à un arrêt de prise de médicaments. « J’ai décortiqué le scénario étape par étape avec un psychiatre pour qu’il m’explique comment rendre les réactions de mon personnage face à chaque événement », confie Damien Bonnard à 20 Minutes. Non content d’étudier l’aspect psychologique de la maladie, le comédien a aussi fait appel à un boxeur pour l’aider à créer le langage corporel de son personnage, et à un peintre pour savoir comment se tenir face à ses toiles.
« Il y a des artistes qui sont capables de gérer ces états pour en tirer la substance créative puis à prendre leurs médicaments pour se contrôler », précise Joachim Lafosse. Le film parle de la façon dont la famille compose avec ce comportement. « C’est une histoire d’amour où chacun doit trouver jusqu’où il est prêt à aller pour l’autre », insiste Damien Bonnard. C’est pour cela que Les Intranquilles émeut autant.
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