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Précarité : « 1.600 euros par mois après dix-huit ans » d’ancienneté… Les Français aux petits salaires manifestent

Précarité : « 1.600 euros par mois après dix-huit ans » d’ancienneté… Les Français aux petits salaires manifestent

À l’occasion de la journée nationale d’action interprofessionnelle, les Français mécontents de leurs bas salaires sont descendus dans la rue ce mardi. De Marseille à Paris, Grenoble, Toulouse ou Bordeaux, ils ont protesté contre l’effet « désastreux » des « petites » rémunérations. « Nos salaires sont gelés », rapporte Jean Vilaca, militant CGT à l’usine Stellantis (es-PSA) de Poissy dans les Yvelines. « On a fait une enquête il y a deux ans. Les salariés estiment qu’il leur manque 400 euros », précise ce salarié de 48 ans, qui gagne « 2.000 euros net » par mois avec « trente ans d’ancienneté ». « Les salariés n’ont pour l’instant pas confiance qu’ils peuvent gagner la bataille des salaires », regrette-t-il. « Mais il suffit d’une étincelle et ça peut changer. »

Chauffeur de bus pour Transdev en Île-de-France, Djamel est en grève avec ses collègues contre la dégradation de leurs conditions de travail et la baisse de leur rémunération. « Certains d’entre nous sont en grève depuis cinq semaines », raconte-t-il, en dénonçant une politique de « mise en concurrence [qui] nous tire vers le bas ». Conséquence chez Transdev : « 3.000 à 6.000 euros » de salaire par an.

« Nous perdons sans cesse du pouvoir d’achat »

Pour Richard, 49 ans, qui travaille dans les transports publics à Grenoble, « on perd sur tout et on n’a pas d’augmentation ». « Il y a nos conditions de travail, mais aussi l’augmentation des produits de base, l’électricité, le gaz. L’inflation ne reflète pas réellement ce qui se passe » et « nous perdons sans cesse du pouvoir d’achat », s’inquiète-t-il.

Éducateur de personnes handicapées, Ahamada Adjibou est l’un des « oubliés du Ségur » de la santé. Pourtant, « on n’a jamais cessé de travailler, même pendant le confinement ». Selon ce délégué FO, « plus personne ne veut venir travailler dans l’associatif médico-social vu les petits salaires », par exemple « 1.800 euros net pour un éducateur avec dix ans d’expérience ». « Résultat, on prend des intérimaires, ce qui est désastreux pour les patients suivis qui ont besoin de continuité », s’insurge-t-il.

« Un métier de chien pour 1.600 euros par mois après dix-huit ans »

À Bordeaux, Adrien Texier, également éducateur de personnes handicapées, note « un écart de plusieurs centaines d’euros entre le secteur médico-social et le secteur hospitalier ou des Ehpad » depuis la revalorisation des salaires du Ségur, ce qui, dit-il, entraîne un exode d’animateurs et éducateurs. « Des établissements fonctionnent avec 50 % des effectifs » et « on n’a plus les moyens d’assurer l’accompagnement de personnes fragiles », alerte-t-il.

Julien Terrier, délégué CGT au CHU de Toulouse, constate « beaucoup de démissions de gens qui en ont marre ». « Certains d’entre nous, comme les gens qui s’occupent du nettoyage, une tâche essentielle actuellement, ont eu zéro augmentation, contrairement aux promesses du gouvernement », dénonce-t-il. « Les gens partent. Ils font un métier de chien pour 1.600 euros par mois après dix-huit ans d’expérience, ils craquent et changent de boulot », rapporte Laure Privat, 42 ans, agent de service hospitalier à Martigues (Bouches-du-Rhône).

Cadre, quatre ans d’ancienneté, 1.550 euros par mois avec les tickets restos

« Les élèves sont mis face à des professeurs épuisés. On est nombreux à travailler sur plusieurs établissements à la fois. À titre personnel, je fais beaucoup de route » comme « remplaçante », explique Céline Thomasson, 30 ans, professeure d’espagnol à Castelnau-Médoc (Gironde). « S’il y avait de meilleures conditions de travail, les profs ne souligneraient pas autant la demande de hausse de salaire », remarque-t-elle.

À 28 ans, Félix Rosay n’a « jamais été augmenté depuis son recrutement il y a quatre ans » comme développeur informatique pour la multinationale canadienne CGI, à Bordeaux. « En comptant les tickets-restaurants, je suis à 1.550 euros par mois », détaille-t-il. « L’image des développeurs bien payés, c’était vrai avant, mais c’est un métier de cadre de plus en plus précaire », car ce secteur « recrute énormément des personnes en reconversion, ce qui fait baisser les salaires ».

« Les fins de mois arrivent le 15 »

Retraitée de 73 ans, Jacqueline Mornet « en a marre que les fins de mois arrivent le 15 ». « J’étais infirmière. Maintenant que je suis à la retraite, c’est vraiment trop juste. » Technicien en arts du spectacle en CDI à la mairie de Bordeaux, Antoine Hacquin, 44 ans, gagne « 1.500 euros ». « À la fin du mois, il ne me reste pas grand-chose : les prix pour se loger à Bordeaux, c’est devenu hyper difficile. »

La hausse du smic, « c’est toujours appréciable, mais ce n’est pas suffisant », estime celui qui ne va « pas au restaurant, ni au cinéma ». « Que les prix de l’immobilier ou de l’énergie augmentent, c’est mondial, ce n’est pas si grave, mais il faut que le niveau de vie augmente en même temps. »

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